Les expériences soutenants nos arguments

Première expérience :
En 1930 aux Etats-Unis fut testée sur des rats la sous alimentation sans malnutrition. Les chercheurs, mentionne Eric Le Bourg dans son livre Le vieillissement en question, "retardèrent la croissance de rats en diminuant après le sevrage la quantité de calories disponibles, ceci sans causer de déficiences en sels minéraux, vitamines ou protéines. Les animaux sous-alimentés avaient des longévités moyennes et maximales nettement plus élevées que celles des animaux nourris a volonté, l'écart atteignant 1 an en ce qui concerne la longévité moyenne." 40% de nouriture en moins et la longévité maximale augmentait de 50% ! Ce résultat était d'autant plus étonnant que la longévité maximale est constante pour une espèce donnée.
D'autre part, des effets positifs ont été enregistrés sur le vieillissement : apparition plus tardive des maladies et tumeurs, meilleure activité locomotrice, meilleure performance d'apprentissage et de mémoire.
D'autres études similaires ont été effectuées sur les primates et chez l'homme, donnant des résultats intéressants. Celle-ci a été réalisée en Arizona, dans l'enceinte Biosphère-2, où vécurent pendant deux ans en complète autarcie quatre hommes et quatres femmes. Lors d'une période de pénurie, la ration calorique tomba à 1800 kilos-calories par personne et par jour. La chute de poids fut accompagnée d'une diminution du taux de choléstérol sanguin de la glycémie et de la pression artérielle.
Il est certain que tout excès alimentaire représente une surcharge de travail pour le corps au niveau digestif et un surcroît de toxines. Mais un régime hypocalorique doit être bien mené pour rester équilibré, spécialement chez les personnes agées qui souffrent souvent de dénutrition.

Deuxième expérience :
De nombreuses études ont montré que manger peu allongeait l'espérance de vie. Or, en Août 1999, des chercheurs de l'université du Wisconsin à Madison ont tenté d'en expliquer les raisons en suivant les changements de certains gènes au cours du vieillissement, ainsi que l'influence du régime alimentaire sur leur évolution.
Thomas Prolla, Richard Weindruch et leurs collègues ont examiné  l'action de 6347 gènes chez deux groupes de souris, l'un au régime normal, l'autre au régime réduit de 24%. Ils ont découvert qu'un très petit nombre de gènes (moins de 2% des gènes étudiés) avaient changés notamment au cours de l'expérience. Or, il s'agissait de gènes impliqués dans certaines tâches biologiques telles que la réponse à la tension, la reconstitution des protéines ou la production d'énergie, causes du vieillissement. Toutefois, chez les souris sous-alimentées certains de ces gènes sont restés presque intacts.
Leur technique permet de dresser une carte génétique du vieillissement et de suivre les effets des aliments ou des médicaments sur les gènes qui en sont responsables. Si nous pouvons comprendre les mécanismes moléculaires en cause, nous pourrions peut-être mettre au point des médicaments imitant les effets de la restriction calorique et agir ainsi sur le vieillissement.


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