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Les effets des drogues sur l'organisme

Définition:

Celle de "L'Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies (OFDT)" :

  Produit psychoactif naturel ou synthétique, utilisé par une personne en vue de modifier son état de conscience ou d’améliorer ses performances, ayant un potentiel d’usage nocif, d’abus ou de dépendance et dont l’usage peut être légal ou non.

Celle de "L'Académie Nationale de Médecine" :

 Substance naturelle ou de synthèse dont les effets psychotropes suscitent des sensations apparentées au plaisir, incitant à un usage répétitif qui conduit à instaurer la permanence de cet effet et à prévenir les troubles psychiques (dépendance psychique), voire même physiques (dépendance physique), survenant à l’arrêt de cette consommation qui, de ce fait, s’est muée en besoin.
A un certain degré de ce besoin correspond un asservissement (une addiction) à la substance ; le drogué ou toxicomane concentre alors sur elle ses préoccupations, en négligeant les conséquences sanitaires et sociales de sa consommation compulsive. En aucun cas le mot drogue ne doit être utilisé au sens de médicament ou de substance pharmacologiquement active.

 

Les drogues sont donc des substances d'origine naturelle ou synthétique qui modifient l'activité mentale, les sensations et le comportement. Elles sont  < et provoquent des troubles physiques et psychiques. Les drogues modifient la perception de la réalité et la façon de réagir face à cette réalité. Leur usage présente des dangers pour la santé physique et psychique.

La consommation d'alcool par une femme enceinte, même sans abus, laisse des séquelles physiques et mentales irréversibles sur l'enfant ( c'est le « Syndrome d'Alcoolisation Fœtale »).

Risques sociaux : Toute consommation de drogue induit un risque social. Il peut être ponctuel ou durable selon la quantité consommée et le niveau de dépendance. Il inclut, échec scolaire, professionnel et familial, isolement, marginalisation, exclusion sociale, violences, accidents.

Risque ponctuel : Ce risque peut apparaître dès la première consommation.
Il est souvent lié aux effets immédiats de la drogue comme l'ivresse alcoolique ou cannabique, ou la perturbation des perceptions visuelles ou auditives, ou le sentiment d'invulnérabilité induit par les stimulants.

Il s'agit essentiellement des risques d'accident : accidents de la route, accidents domestiques, accidents professionnels mais également des risques de violence souvent exprimée en violence conjugale ou violence familiale envers les enfants.

Un accident, selon sa gravité, peut entraîner des blessures et un handicap à vie pour les autres ou pour soi-même ainsi que des dommages à réparer et à payer durant des années, voire une vie entière.

Risques durables : Lié à la répétition des consommations et particulièrement à la dépendance, il inclut :

Les échecs scolaires et professionnels causés par la démotivation ou l'incapacité à accomplir certaines tâches.

Les échecs de la vie conjugale et familiale causés par la difficulté, pour les proches, de supporter le comportement et les réactions du consommateur, que ce soit des comportements de passivité excessive ou au contraire, de violence.

La délinquance pour se procurer l'argent nécessaire à l'achat de drogue (vol avec ou sans violence, chantage, etc.), que cette délinquance s'exprime à l'extérieur ou au sein de la famille. Cette délinquance pouvant conduire à la prison et à de lourdes peines d'amende.

La marginalisation allant de la mise à l'écart au sein de la famille ou de son cercle d'amis, jusqu'à la perte de son emploi et/ou de son logement et la mise à la rue.

On recense aujourd’hui plusieurs centaines de drogues. Pour y voir clair dans cette multitude de produits, il est devenu nécessaire d’en faire un ou plusieurs classements. Il existe différents types de classement : classement selon l'effets des produits (utilisé le plus souvent en médecine), mais aussi le classement selon la dangerosité des produits (utilisé souvent à des fins juridiques), etc ...

Etant engagés dans la filière S, nous avons décidé de vous présenter le tableau utilisé en médecine (le classement selon les effets ) :

Les produits sont classés en trois grandes catégories :

Les stimulants qui stimulent le fonctionnement du système nerveux :
Tabac, Cocaïne, Crack, Médicaments stimulants (Amphétamines et autres dopants), Ecstasy, GHB.
Ces produits favorisent temporairement un état d'éveil et d'excitation et réduisent la fatigue. Ils induisent un sentiment fallacieux d'assurance et de contrôle de soi. L'effet est généralement suivi d'un état d'épuisement et de dépression.
Ils conduisent fréquemment à la dépendance psychique et peuvent induire, à forte dose, des conséquences graves : paranoïa, dépression importante, fatigue généralisée. Ils sont aussi la cause d’accidents par surestimation de ses capacités.

Les hallucinogènes ou perturbateurs qui perturbent le fonctionnement du système nerveux :
Cannabis et produits dérivés, Produits volatils (colles et solvants, anesthésiques volatils), Kétamine, LSD, champignons hallucinogènes etc.
Ces produits provoquent une perturbation de la perception de l'environnement et de la réalité : modifications de la perception du temps et de l'espace, sensibilité exacerbée aux couleurs et aux sons.
A long terme, ils peuvent modifier durablement la personnalité du consommateur qui ne peut plus composer avec les éléments de la réalité.

Les dépresseurs qui ralentissent le fonctionnement du système nerveux :
Alcool, Médicaments tranquillisants et somnifères (Barbituriques, Benzodiazépines...), Opiacés (Héroïne, Méthadone, Codéine, Morphine... ).
Ces produits entrainent une sensation de détente et de rêve ainsi qu'une perte d'inhibition.
Ils conduisent fréquemment à la dépendance physique et peuvent induire, à forte dose, des conséquences graves (arrêt cardiaque ou respiratoire). Ils sont également la cause d'accidents par perte de vigilance et de contrôle de soi.

Les drogues perturbent le fonctionnement normal du cerveau en agissant au niveau des neuromédiateurs. Un neuromédiateur est une substance chimique qui assure la continuité de l’influx nerveux. Il est libéré dans la synapse, zone de jonction entre deux neurones ou entre un neurone et une autre cellule.
Lorsque l'influx nerveux arrive depuis le neurone émetteur sur la synapse, il déclenche la libération du neuromédiateur. Celui-ci vient alors se fixer sur les récepteurs appropriés du neurone récepteur qui transmet à son tour l’influx nerveux. Les effets d'une drogue seront donc déterminés en fonction des zones du cerveau perturbées ainsi que de la façon dont elle les perturbe.

On distingue trois modes d'action selon les substances :

Certaines (morphine, héroïne, nicotine, cannabis ...), de par leur structure moléculaire, imitent les neuromédiateurs naturels et se substituent à eux dans les récepteurs appropriés. Par exemple, la morphine prend la place de l'endorphine dans les récepteurs correspondants, et la nicotine la place de l'acétylcholine
Lors d’un usage chronique, les neurones s’adaptent et diminuent ou perdent leur capacité à produire eux-mêmes ce neuromédiateur ce qui engendre un phénomène physique de manque et donc de dépendance physique.

Certaines, particulièrement les stimulants (cocaïne, ecstasy, ...) augmentent la sécrétion d'un neuromédiateur naturel puis épuisent ses réserves d'où le phénomène de dépression ou "descente" qui apparaît après l’effet stimulant. Par exemple, la cocaïne augmente la sécretion de dopamine, et l’ecstasy, celle de sérotonine et de dopamine.
Ils agissent par saturation des récepteurs qui deviennent de moins en moins sensibles, c'est le phénomène d'accoutumance. Ainsi, lors d’un usage chronique, l’usager a besoin de plus en plus de produit pour retrouver l’état qu’il recherche ou même pour se trouver dans un état normal.

Certaines (alcool, ...) bloquent un neuromédiateur naturel nécessaire au fonctionnement neuropsychique normal et agissent par manque.

Les produits stupéfiants, qui entraînent une dépendance, ont un point commun : celui d'augmenter la quantité de dopamine, neuromédiateur agissant sur une zone du cerveau appelée le « circuit de récompense ». C’est cette zone qui est stimulée et nous donne du plaisir chaque fois que nous agissons dans le sens de notre conservation ou de la survie de l’espèce : le plaisir de manger ou le plaisir sexuel par exemple.

La stimulation des neurones à la dopamine produit une sensation de plaisir intense. L'individu cherchera alors à ressentir de nouveau ce plaisir avec le ou les produits utilisés. Ce mécanisme explique les comportements de consommation répétitive qui conduisent à la dépendance. Mais en sollicitant anormalement le circuit de récompense, les produits stupéfiants peuvent engendrer à terme son déséquilibre permanent.

Les autres neuromédiateurs impliqués sont principalement les endomorphines, les endocannabinoïdes, la noradrénaline, la sérotonine, l’acétylcholine et le GABA.

Il existe aussi des dépistages de drogues.

Le dépistage des drogues est un acte médical qui peut tous nous concerner. Il peut être effectué dans de nombreuses circonstances qui vont du contrôle routier au test à l'embauche pour des emplois à risque ou nécessitant une vigilance particulière, en passant par le contrôle du dopage dans les compétitions sportives. Il peut également être effectué en milieu scolaire si le responsable de l'établissement le juge nécessaire.

Le dépistage de drogue, de par ses conséquences sociales, doit toujours être soumis à un protocole strict. Par ailleurs la loi interdit les tests effectués à l'insu de la personne concernée et à l'insu des parents s'il s'agit d'un mineur.

En conclusion : Tous ces produits, s'ils procurent à court terme un plaisir ou un soulagement, sont dangereux à court, moyen et long terme pour la santé physique et psychique et généralement perturbateurs de la vie sociale. Pour quelques instants de plaisir, ils peuvent conduire à la dépendance et à des années d'enfer.

Produit
Dans l'urine
Dans le sang
Amphétamines / Ecstasy
2 à 4 jours
2 à 4 jours
Cannabis usage occasionnel
3 à 5 jours
1 jour
Cannabis usage régulier
30 à 70 jours
1 jour
Cocaïne / Crack
2 à 4 jours
1 jour
Héroïne / Codéine / BHD
1 à 2 jours
< 1 jour
Méthadone
3 à 7 jours
n.c.
LSD
1 à 2 jours
quelques heures
GHB
< 12 heures
quelques heures

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