Les effets de l'alimentation


ALIMENTATION==> CANCER

L'alimentation est sans aucun doute à l'origine d'un très grand nombre de nos maladies : la composition des repas joue un rôle fondamental dans la prévention ou dans l'aggravation du diabète, des maladies digestives, et des affections cardio-vasculaires, ces dernières représentant la première cause de mortalité dans les sociétés industrialisées.

Il est plus que probable que l'alimentation est également hautement responsable du développement de certains cancers. Il est possible, par exemple, que la seconde guerre mondiale, à cause des changements alimentaires qu'elle a provoqués, ait entraîné une diminution de la fréquence du cancer du sein en Grande-Bretagne. En effet, les femmes britanniques nées au cours de la guerre, et qui ont aujourd'hui entre cinquante et cinquante-cinq ans (l'âge où la plupart des cancers se manifestent) semblent développer, selon une étude britannique, moins de cancers du sein que celles qui sont nées avant ou après le conflit. Or ces filles des années de guerre ont été contraintes de suivre pendant leur prime enfance un régime spécial, pauvre en calories, mais riche en fibres et en vitamines.

ALIMENTATION ==> OBESITE

L'obésité, l'embonpoint ou le surpoids sont une source d'angoisse. Car non seulement notre environnement alimentaire favorise la prise de poids, mais nous vivons dans une société où il devient de plus en plus important de maigrir.

Quelques chiffres donnent à réfléchir : dans la société américaine par exemple, les obèses représentent plus de 30% de la population. En quarante ans environ, leur nombre a triplé. Cette tendance universelle à l'embonpoint s'explique facilement : l'élévation du niveau de vie nous donne envie de manger davantage, donc nous fait grossir, et il faut un niveau d'éducation supérieur pour comprendre pourquoi il est nécessaire de rester mince et donc de se priver de nourriture. L'on assiste ainsi, en quelque sorte, à une inversion de la hiérarchie sociale de l'obésité lorsque une société passe de l'état de pauvreté à celui de richesse : dans une société pauvre, les pauvres sont maigres et les riches gros, quand dans une société riche, les pauvres sont gros et les riches maigres.

 

Si les gros représentent une proportion de plus en plus importante de la société, en particulier aux États-Unis, une fraction encore plus importante de la population (qui, selon différentes enquêtes, peut aller jusqu'à 80%) éprouve une peur panique de devenir gros. La plupart des sondages montrent, en effet, que la majorité de la population craint l'obésité, et que la majorité des gens se considèrent trop gros (même s'ils sont objectivement maigres ou bien portants). Ce phénomène de phobie est encore plus accentué parmi les jeunes femmes, puisque l'on observe que 30% d'entre elles suivent, vont suivre, ou viennent d'achever un régime amaigrissant. Et elles sont malheureusement nombreuses à souffrir d'anorexie et de boulimie.

Nous vivons donc dans un monde obsédé par la nourriture, où ceux qui ne sont ni obèses ni dotés d'un taux de cholestérol trop élevé courent le risque de devenir anorexiques, ce qui explique en grande partie l'importance accordée aux régimes de toutes sortes, dont beaucoup pourtant reposent sur des théories fantaisistes, trop souvent invérifiables.

Il est vrai aussi que la médecine et les sciences de la nutrition n'ont pas réussi jusqu'à présent à proposer une méthode unique et fiable pour maigrir. Cette méthode n'existera sans doute jamais, car le fait d'être bien dans sa peau, avec un poids idéal, n'est pas seulement une question de calories.

L'alimentation française présente des caractéristiques originales par rapport à celle de la plupart des pays, y compris nos voisins européens. Outre les qualités gastronomiques qui en font l'une des meilleures du monde, notre cuisine se distingue par sa variété, son évolution rapide au cours des dernières décennies et la volonté des Français de respecter un certain nombre de coutumes alimentaires.

Commençons par ces dernières. Nos traditions présentent quelques contradictions. Les aspects positifs sont les suivants : d'une façon générale, nous aimons en France les repas structurés, qui constituent des moments d'échanges familiaux ou amicaux, et durent assez longtemps. C'est un avantage certain, par rapport aux populations qui ont pris l'habitude de dévorer en quelques minutes un sandwich tout en continuant à travailler. Pour s'alimenter correctement, il est, en effet, nécessaire de prendre son temps, d'avoir l'esprit libre et de pouvoir diversifier sa nourriture. Le repas français, de ce point de vue, est excellent. Les diététiciens recommandent la plupart du temps de prendre un repas simplement plus léger que d'habitude.

Mais l'alimentation française a aussi ses défauts : nous accordons trop d'importance au repas de midi et à celui du soir, au détriment du petit déjeuner. Tout le monde s'accorde pourtant à dire que ce dernier devrait être l'un des repas les plus importants de la journée, comme le font nos voisins dans la plupart des pays anglo-saxons, où il est copieux. En France, le petit-déjeuner se réduit bien trop souvent à une simple tasse de café.

http://www.pratique.fr/sante/aliment/em21e08.htm

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